Le forfait de monesille !

Faut-il vraiment tout avouer ? La vie privée d’auteur n’a-t-elle pas droit à un peu de …vie privée. Faut-il que jusqu’à vos genoux collant à vos claviers vraiment viennent couler mes larmes vertes de vergogne et de morve ? Snif !

J’ai cherché sur gougueule le concerto pour deux mains gauches de Ravigenstein ! Oui, j’ai honte ! J’en vois au moins une qui se tord de rire !

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Il faut dire que j’étais tourneboulicotée ! Par mon forfait ! Oui, j’avais abandonné ! Après avoir travaillé d’arrache -pieds à un texte qui n’avait rien mais rien à voir avec ce qui était demandé.  Ensuite j’ai  lu les instrucglements ! Article Deux quatre six et huit ; Et ben mon vieux ! Rien à voir avec les saucissons dans la choucroute (pardon d’avance aux Alsaciens !). Mais je ne suis pas matheuse moi ! quoique le-la physique ca va (hé-hé, l’égalité des mots va se régaler !) Bon, donc j’ai abandonné. Et puis il pleuvait ce jour ! Donc je n’avais rien à faire ! (chéri-chéri bouche toi les oreilles, je n’ai rien écrit !) et je suis allée lire les textes de vouzautres ! Et j’ai ri ! Puis je suis allée chercher le concerto pour deux mains gauches….alors j’ai  eu honte et j’ai décidé de commettre encore un petit forfait , c’est le premier pas qui  compte ,d’autant plus que si je ne vous avais rien dit, hein, qui serait allé vérifier ?

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Donc avec en fond musical « Canon héroïque en pluie majeur » de Pachelven ! *

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Trois personnages et la pluie et le vent !

La vieille rigoriste :

-« Quittez donc cet air creux de vieil amupliqué, l’agengouin ce mois-ci n’est pas tartufolique, donc débridons ce jour la couetativité, sous ces nuages éléphantastiques ! »

Le vieux rêveur regardant par la fenêtre

-Certes les jumeleines sont dans les cieux et le temps devient mergnifique  mais qu’en dis-tu l’enfant ? »

L’enfant

: »Même les escargots font leur gymnasticots ! »

Le vieux rêveur

-« Ah c’est que la pluie t’enchanquise et délicaristiquement dessine les contours créaginaires de ton enfantin balument. »

La vieille rigoriste

-« Elle doit être existanciée, la charonne ! Le  brumageux est chocile au drôlatour »

Le vieux rêveur :

– » Fatalimace ! Nous voici en insolitude ! La route court sous l’eau d’artificelles habitudes ! Met tes bottes, enfant. Les écriames et les pingouinations attendront que la polimalie des virgules se solve en délibules mirifiques !


Image associée

 

* A bon chat, bon rat !

Participation hors clous à l’agengourou d’automne chez jobougon (ou pas) et autre chat en shire !

https://jobougon.wordpress.com/2018/11/03/aia-2018-troisieme-etape/#comment-10322

https://differencepropre.wordpress.com/2018/11/04/aia-2018-troisieme-etape/

 

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Monesille, le retour !

Bon, cher lecteur, ça fait quelques jours qu’on ne s’est pas parlé, hein ! Pour faire bref, j’avais mal  à la langue !Résultat de recherche d'images pour "image le retour"

Le plus dur a été de me souvenir de mon mot de passe ! Toutes les couches géologiques de ma cervulite (cervelle+cellulite) sont passées au tamis, il faut dire qu’ils nous le-la-les brisent avec leurs modifiquements  (modifications+changements) perpétuantes (perpétuels + constantes) dont la terminaison est extrêmement révélatrice quoique l’accord soit totalardeux (totalement+hasardeux), est-ce la modification qui est perpétuelle (quel étrange oxymore) ou le changement qui est constant ? ou les ami-e-s de mes ami-e-s sont-illes toujours mes ami-e-s !

Tout y est, le nombre de lettres, les majuscules, les minuscules, les caractères bizarres, surtout pas le nom du chien, ni votre date de naissance, et tout ça sans le noter quelque part de peur que QUELQU’UN vous le pique ! Bref, ce fut long et hasardeux, mais ce fut ! J’ai réussi à vous rejoindre dans le bon ordre !

Je vous contoxe (conte+expose) ceci pour relayer l’agenda ironique, ou l’agengouin (agenda+pingouin), comme certain-e-s envisagent de le désornommer ! (désormais,= +nommer)

Vous comprendrez en lisant ça :

https://differencepropre.wordpress.com/2018/10/06/agenda-ironique-doctobre-novembre/#comment-3766

OVBSM *

*On Va Bien Se Marrer !

Recopie !

Ces journaux qui disent enfin stop à la communication politique

Richard Sénéjoux
Trop, c’est trop. Au détour d’un article sur la « réforme » de la SNCF, le journal Les Echos explique avoir refusé de publier le 13 mars une interview de la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Motif : l’entretien avait été totalement réécrit par Matignon et vidé de sa substance, pourtant pas si explosive que cela selon le quotidien économique. Il y a quelques semaines, La Voix du Nord annonçait refuser désormais toute relecture d’entretien par le personnel politique. Déjà contestable sur le fond – à Télérama, on oppose toujours un « non » poli –, cette pratique à l’origine destinée à éviter toute erreur ou contresens s’est peu à peu transformée en un véritable outil de propagande, des batteries de communicants n’hésitant plus à reformuler totalement questions et réponses, voire à en ajouter eux-mêmes. Tout le monde doit dire stop. A qui le tour ? »

Ceci est une recopie simple d’un article de Télérama !

On ne parle…

Précisons  bien que je ne travaille pas à la SNCF et que mon village n’est pas desservi par la SNCF, bien qu’un petit train local et à vapeur soit assailli tous les étés par les touristes ébaubis !

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Et même s’il est de bon ton apparemment dans les blogs de ne pas parler de sujets contextuels, je suis pour et avec les cheminots à 100 pour 100. J’irais même bien me  balader un peu dans une gare histoire de mettre un peu plus le why ! Et participer  à l’animation ambiante. Car on ne parle toujours que des trains qui arrivent en retard, mais jamais des milliers  de trains qui arrivent à l’heure, grâce à des gens comme vous et moi, qu’ils ont contribué à mettre sur les bons rails, au bon moment, jour et nuit, à faire qu’ils se croisent sans encombre et desservent des milliers de gares petites ou grandes dans la plus grande sécurité !

Image associée

 

Je vous copie simplement un extrait d’un article Wikipedia :

« Si tous les cheminots ont leur part dans le fonctionnement du chemin de fer, certains sont chargés d’activités conditionnant directement sa sécurité. Cette responsabilité capitale impose non seulement des qualités individuelles particulières, telles fermeté, discernement, prudence et vigilance, mais aussi des conditions de travail garantissant qu’elles pourront s’exercer sans relâche durant tout le service.

Longtemps encore après les débuts du chemin de fer, cette exigence fut loin d’être remplie, aussi bien dans le recrutement et le contrôle des agents que dans l’encadrement de la durée et de la pénibilité de leur travail. Ainsi il suffit de consulter les listes d’accidents ferroviaires pour y trouver de multiples exemples d’erreurs humaines telles celles commises par des mécaniciens parfois au bord de l’épuisement méconnaissant des signaux, des aiguilleurs parfois somnolents ou débordés confondant les leviers ou les trains, des garde-barrières parfois novices ou séniles cédant à une demande pressante d’ouverture de leur passage à niveau, ou omettant de le fermer, alors qu’arrive un train, ou même des conducteurs distraits par des causes extérieures. »

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Il faut bien reconnaître, oui qu’ils ont certains droits ! Qu’ils ont gagné au prix de luttes et que les gouvernements leurs ont accordé en reconnaissant la justesse de leurs demandes. Et que bien souvent ces avantages ont permis à d’autres catégories d’employés d’améliorer à leur tour leurs conditions de vie et de travail. Comme par exemple la prise en charge à plein salaire de la longue maladie.

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On met en avant les avantages, les billets gratuits ayant toujours été mal vus des « payants » pour diviser les esprits, pour masquer le fond du sujet :

il s’agit dans la réalité d’une privatisation.

Alors pour EDF, la privatisation on ne savait  pas trop où on allait, pour France Télécom, on sait ce que ça a donné pour les employés, la privatisation de la poste est passée comme une lettre à…la poste, pardonnez-moi le jeu de mots, mais je l’ai payé assez cher  !

Les derniers fonctionnaires en cours devant se battre continuellement, y compris face aux nouveaux arrivants de droit privé qui les considèrent comme des favorisés, pour faire respecter leurs droits.

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Il est assez grinçant  de lire en contre partie que :

« quatre dirigeants [d’entreprises dites publiques] atteignent le salaire plafond de manière certaine : il s’agit de de Jean-Bernard Levy (EDF), Philippe Wahl (La Poste), Guillaume Pépy (SNCF) et Marie-Christine Lombard (Geodis) ».

Alors la SNCF, c’est non, c’est de ma sécurité et de celle de mes enfants et petits enfants qu’il s’agit ! D’autant plus qu’entre temps est passé la modification du code du travail, et qu’on commence à en voir les dégâts en termes  de fragilité des contrats, même le gouvernement actuel est obligé de modifier les textes qu’il a fait passer, par ordonnance, pour taxer les entreprises qui ont trop recourt au contrat court. Mais qui va vérifier tout cela, vu l’éloignement des tribunaux de prud’homme et la fonte du budget de l’inspection du travail  et la disparition programmée en 2020 des CHSCT ?

Ce sont les petits métiers cachés de la SNCF qui seront les premiers impactés, ceux que l’on ne voit  pas, à qui personne ne parle. qui saura leur formation à l’avenir ?

« Graisseur d’aiguilles, c’est un métier ça ? À la SNCF oui, et ce travail qui rythme l’activité ferroviaire existe depuis… toujours. Il consiste à graisser les aiguillages destinés à faire basculer les trains d’une voie à l’autre. Dans le Vaucluse, Denis Machado est l’un de ces agents très spéciaux. Avec ses collègues, ils utilisent 650 appareils de voie à lubrifier toutes les trois semaines et 1 800 litres d’huile par an.

Et graisser les aiguiles, c’est un métier qu’il apprécie tout particulièrement : « Les bons côtés, c’est la mobilité et le fait de changer de gares, de voir du monde, et d’apprendre des choses sur le terrain. » Et les mauvais côtés : « C’est de travailler dans des endroits parfois difficiles d’accès, de marcher sur le ballast, entre les voies, et sur des terrains instables. « 

Renaud Perez, également graisseur d’aiguilles, précise que « respecter la sécurité » est primordial. Formation spécifique, autorisation de fonctions, n’est pas graisseur d’aiguilles qui veut. D’ailleurs, Jean-Luc Samarito, le responsable de cette catégorie de personnels, considère  que « ce n’est pas un métier pris à la légère ».

La sécurité de l’exécution d’une consigne est basée sur une transmission. Cette transmission, d’une connaissance, d’une expérience, d’un comportement ne peut être assurée que dans un cadre serein et coordonné, pas dans une logique finantico-politique.

Figure 5. Henri Vincenot, couverture de Notre Métier, n° 230 (1er janvier 1950).

Gardons nos cheminots dévoués et unis, nos petites lignes tortillardes non rentables et utiles, et notre excellence française, commercialisée jusqu’en chine. Je rappelle qu’en chine, il y a un personnel naviguant par voiture de train, à la disposition des passagers !

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Bon voyage à tous, et foncez tous dans les gares soutenir nos cheminots !

Je vais, je viens, mais…

Mais je pense toujours à vous même si je ne suis pas très dispo en ce moment. Je vous lis de loin, laisse parfois un petit commentaire, un coucou, un sourire, un « like ».

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Là, une petit grippe pas trop méchante, me donne l’occasion de passer un peu plus de temps sur la toile.

Je vous fais donc partager (pas la grippe, hein !)

Grand corps malade a sorti un nouvel album ! Plan B

Je vous laisse écouter un  extrait.

Et puis je vais reprendre un paracétamol et me recouchant je vais  penser à vous. En plein forme, au soleil, au ski, en vacances, que sais-je moi ?

Le Salon Poésie de Dame Asphodèle

Oh, la la de oh la la, j’ai failli oublier ! Heureusement que j’ai voulu aller faire un puzzle chez Martine Turbulente, qui m’a fait souvenir ! Que faire, quel choix dans l’urgence ? Rimbaud tombe vite sous le sens surtout que l’une d’entre vous m’a fait penser à lui dans ses mots. J’espère que Madame Asphodèle ne m’en voudra pas de cette apparition tardive et débraillée dans son salon !

Mais Rimbaud, quoi, c’est connu, le dormeur du val, le bateau ivre, et j’irai sous la lune et serai ton féal, non il  m’en fallait un moins connu, plus incisif, et j’en pensé aux enfants, à ces petits enfants que l’on sait si doués et si fragiles et dont on confie totalement la nourriture intellectuelle au hasard de maîtresses parfois bienveillantes, parfois j’ai dit. Le reste du temps, ils font ce qu’ils peuvent…Au prix de quelles souffrances intimes et de quels renoncements ?




Les poètes de sept ans

Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S’en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d’éminences,
L’âme de son enfant livrée aux répugnances.

Tout le jour il suait d’obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits
Semblaient prouver en lui d’âcres hypocrisies.
Dans l’ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
A l’aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
Une porte s’ouvrait sur le soir : à la lampe
On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
Sous un golfe de jour pendant du toit. L’été
Surtout, vaincu, stupide, il était entêté
A se renfermer dans la fraîcheur des latrines :
Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.
Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
Derrière la maison, en hiver, s’illunait,
Gisant au pied d’un mur, enterré dans la marne
Et pour des visions écrasant son oeil darne,
Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers
Qui, chétifs, fronts nus, oeil déteignant sur la joue,
Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue
Sous des habits puant la foire et tout vieillots,
Conversaient avec la douceur des idiots !
Et si, l’ayant surpris à des pitiés immondes,
Sa mère s’effrayait ; les tendresses, profondes,
De l’enfant se jetaient sur cet étonnement.
C’était bon. Elle avait le bleu regard, – qui ment !

A sept ans, il faisait des romans, sur la vie
Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
Forêts, soleils, rives, savanes ! – Il s’aidait
De journaux illustrés où, rouge, il regardait
Des Espagnoles rire et des Italiennes.
Quand venait, l’oeil brun, folle, en robes d’indiennes,
– Huit ans – la fille des ouvriers d’à côté,
La petite brutale, et qu’elle avait sauté,
Dans un coin, sur son dos en secouant ses tresses,
Et qu’il était sous elle, il lui mordait les fesses,
Car elle ne portait jamais de pantalons ;
– Et, par elle meurtri des poings et des talons,
Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.

Il craignait les blafards dimanches de décembre,
Où, pommadé, sur un guéridon d’acajou,
Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;
Des rêves l’oppressaient chaque nuit dans l’alcôve.
Il n’aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu’au soir fauve,
Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg
Où les crieurs, en trois roulements de tambour,
Font autour des édits rire et gronder les foules.
– Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles
Lumineuses, parfums sains, pubescences d’or,
Font leur remuement calme et prennent leur essor !

Et comme il savourait surtout les sombres choses,
Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes,
Haute et bleue, âcrement prise d’humidité,
Il lisait son roman sans cesse médité,
Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées,
De fleurs de chair aux bois sidérals déployées,
Vertige, écroulements, déroutes et pitié !
– Tandis que se faisait la rumeur du quartier,
En bas, – seul, et couché sur des pièces de toile
Écrue, et pressentant violemment la voile !



Les explications de ce poème vous les trouverez sur le site très bien fait de Rimbaud expliqué