Agenda ironique de février-Le coup du lapin dans le coin du tableau-Tome 3

Pour l’agenda ironique du mois de février, jobougon nous proposait de réaliser une critique d’un livre . Je la cite :

Votre mission en février.
En choisir un (livre) et en faire une critique littéraire.
Que vous l’ayez lu ou pas.
Qu’il existe réellement ou pas.
Qu’un livre intrus se soit glissé distraitement dans le lot.
Que vous rêviez de l’écrire, ou pas.
Ou qu’il soit, peut-être encore soigneusement conservé dans quelque bibliothèque secrète ou interdite.
Que sais-je encore…
L’idée, c’est d’écrire une critique littéraire qui donne soit envie de le lire, soit au contraire, nous en dissuade.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir à l’écriture.

J’ai mis un certain temps à vous écrire la suite. J’ai fini par me décider et je vous souhaite beaucoup de plaisir à la lecture !



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Comme à chaque fois que l’on attire l’attention sur un détail d’un tableau d’ensembles, tout le reste finit par s’évanouir dans des contours flous pour disparaître peu à peu complètement. Le détail devient alors à son corps défendant et malgré sa longue habitude de l’incognito, le personnage central d’une histoire à laquelle rien ne l’avait préparé. Il est naturel que le paysage semble changer selon qu’on se trouve au centre ou dans l’angle d’un tableau. L’ambiance, les teintes, les perspectives se modifient et le détail finit par se trouver lui-même au prise avec des éléments que personne encore n’avait remarqué. Comment réagira-t-il à ce moment ? Que devenir lorsqu’il est impossible de rester dans le flou artistique de l’anonymat ?




Voilà, j’espère que cette lecture fera voyager vos imaginations autant que la mienne, et je vous dis à bientôt dans d’autres tableaux !

Agenda ironique de février-Le coup du lapin dans le coin du tableau-Tome 2

Pour l’agenda ironique du mois de février, jobougon nous proposait de réaliser une critique d’un livre . Je la cite :

Votre mission en février.
En choisir un (livre) et en faire une critique littéraire.
Que vous l’ayez lu ou pas.
Qu’il existe réellement ou pas.
Qu’un livre intrus se soit glissé distraitement dans le lot.
Que vous rêviez de l’écrire, ou pas.
Ou qu’il soit, peut-être encore soigneusement conservé dans quelque bibliothèque secrète ou interdite.
Que sais-je encore…
L’idée, c’est d’écrire une critique littéraire qui donne soit envie de le lire, soit au contraire, nous en dissuade.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir à l’écriture.

J’ai mis un certain temps à me décider à lire et à écrire la suite. Mais j’ai trouvé cette édition au coin d’un vide grenier, je n’ai pas résisté !




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A la manière d’un détail de tableau que personne ou presque ne remarque, lui voit tout, sans vraiment pouvoir le raconter. Témoin anecdotique mais privilégié de certaines scènes, il est peu pris au sérieux, c’est pourtant sur lui que repose l’équilibre de la situation. Participant insignifiant il a un rôle auquel ni les acteurs, ni les spectateurs, ne prêtent attention; c’est lui qui donne le relief, sans avoir toutefois vouloir prendre le pouvoir.  Passant presque inaperçu, c’est celui sans qui l’oeuvre resterait inachevée et imparfaite. Celui qui permet que l’histoire sorte de sa banalité. Et si personne n’y prête attention l’histoire disparaît, elle-même !

Vous aurez compris que ce livre m’a enchanté par sa diversité d’aspects. Je ne sais si un jour je vous en dirai plus. Cruauté, direz-vous ! mais d’autre par si vous êtes assurés de savoir, quel est l’intérêt ?




Agenda ironique de février-Le coup du lapin dans le coin du tableau-Tome 1

Pour l’agenda ironique du mois de février, jobougon nous proposait de réaliser une critique d’un livre . Je la cite :

Votre mission en février.
En choisir un (livre) et en faire une critique littéraire.
Que vous l’ayez lu ou pas.
Qu’il existe réellement ou pas.
Qu’un livre intrus se soit glissé distraitement dans le lot.
Que vous rêviez de l’écrire, ou pas.
Ou qu’il soit, peut-être encore soigneusement conservé dans quelque bibliothèque secrète ou interdite.
Que sais-je encore…
L’idée, c’est d’écrire une critique littéraire qui donne soit envie de le lire, soit au contraire, nous en dissuade.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir à l’écriture.

J’ai mis un certain temps à choisir, il faut dire qu’il y a pléthore. J’ai fini par me décider et je vous souhaite beaucoup de plaisir à la lecture !




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C’est un livre que j’ai entamé en avril et dont les premières pages m’ont émerveillée. J’ai vraiment dégusté chaque ligne dont chaque mot réserve une surprise, un détail. Bien loin parfois du thème central, comme ce lapin dans le coin d’un tableau, ce sont souvent les petites touches et les enchaînements imprévus qui révèlent l’intérêt d’une histoire, parfois à la limite du drame et parfois son contraire. Bon, il faut reconnaître qu’au fil des pages, on s’accoutume aux rebondissements (ou pas). D’où l’intérêt de poser ce livre quelques jours et de laisser décanter sa cervelle un peu. Mais un jour ou l’autre on retrouve le volume ouvert à la bonne page au coin de la table et c’est reparti ! Car tout de même on voudrait bien savoir la fin !

La fin je ne vous la dirai pas. Ce serait éventer le mystère, mais peut-être que vous l’aurez devinée. (ou pas)

Il paraîtrait qu’il y a une suite, voire plusieurs, me dit mon chat. Je ne suis pas encore sûre d’avoir le temps de les lire. Je vous tiendrai au courant.




Paterson-Jim Jarmush

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Un beau film qui parle de poésie poétiquement, ou comment la vie d’un poète peut se dérouler très prosaïquement. Un film où l’on peut déguster le temps qui passe et contemple une rivière en pensant à la poésie. Un film où on peut se réveiller tous les matins et promener son chien tous les soirs. Un film où on peut apprendre à décorer les cup-cakes. Un film où on peut se reconnaître (un peu).

En lien avec la vie de William Carlos Williams (1883-1963)poète originaire de Rutherford, petite ville voisine de Paterson (new jersey).

Musique- Veronique Sanson-Et je l’appelle encore.

Quand j’avais le goût des étincelles
Que j’étais belle et puis rebelle
Si j’avais toujours mes amours d’avant
Parmi mes amis, mes amours et mes amants

Tous les gens qui ont tué mon innocence
Et mon corps qu’a porté ma souffrance
Ça m’emmène du rire au larme
Ça m’empêche de prendre les armes
Encore
Une mise à mort
Dans un corps à corps

J’pensais pas pouvoir le faire
Sans avoir appeler ma mère
D’abord
Et je l’appelle encore

À genoux et entourée de fous
Contre tout, fallait rester debout
Moi j’aurais pu fuir le combat
Pas trahir les autres, encore une fois
Pas de cinéma
Pas ces zones-là

J’avais faim de faire la guerre
Sans pouvoir appeler ma mère
D’abord
Mais je l’appelle encore
Et je l’appelle encore

Silence amoral
J’suis pas vraiment normale
Pour sortir des flammes
Sans plus jamais brûler mon âme

Quand je pouvais voir les hirondelles
Le temps d’avant, oui les ombrelles
Y a un goût amer qui reste longtemps
Parmi les amis, les amours et mes amants
Quand j’avais le goût des étincelles
Quand j’étais belle et puis rebelle
Si j’avais toujours mes amours d’avant
Parmi mes amis, mes amours et mes amants

L’appelant-Jeudi poésie chez Asphodèle

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent...

 

 

Il va tout seul flottant au fil de mornes eaux

Suivant l’oscillant calme des vagues de roseaux

Impassible au courant débordant des roubines

Seul son bec est muet sur son corps d’appelant.

Et quand batifolant sur la nuit d’or liquide

Au gré des creux formés des reflets de la lune

Passe parfois vers lui un escadron timide

Son oeil fixe et brillant semble la solitude.

Agenda ironique de Février !

Janvier n’est pas mort, mais vive Février !

Mais  comment  ? Personne n’y avait pensé ? Pour des fondus de lectures  et d’écriture, un agenda sur les livres ! Mais pas que ! Pour plus de mystère allez donc faire un tour chez Jobougon qui va vous expliquer (ou pas ) en tant qu’organisatrice comment elle voit les choses.

Quant à moi je vous laisse lire en annexe une ballade que j’ai écrite dans une autre vie, du temps où encore je travaillais la forme ! Pour ceux que cela peut intéresser, je mets un lien ici pour expliquer ce qu’est une ballade.




 

 

En vos livres nous montrant le chemin

 

Ô rêves des livres qui vous fermez

Tant de fois compulsés, tant de fois lus

De tant de motifs et de sèves nés,

Tant de sèmes bordant notre salut,

Qu’est-il de votre espérance advenu

Que levait le vent, dansant la  lumière

De vos pages, au-devant du mystère

Ecrit de vos vies. Un clair matin,

Sur vos traces vous nous embarquiez fières

En vos livres nous montrant le chemin.

 

Ô  pages apprises, vins entonnés

Enivrant de vos muses, nectars bus

Rudesse des tanins de vos sonnets

Maintes fois oubliés, maintes fois sus

Et les yeux fermés, en galops accrus,

Quelques rimes franchies en barrière,

Que sautaient d’audacieuses pionnières

Enflammant nos timorés enfantins

De ces intrépidités libertaires,

En vos livres nous montrant le chemin.

 

Ô les sommets atteints d’éternité,

Sur les sentiers étroits et inconnus,

Regards assurés et mentons levés

Inspirant de vos mots, l’air absolu,

La quiète plénitude des élus,

Avant les pentes des neiges premières

Les froids frimas, fondant à vos éthers,

Adoucissant  les versants aux confins

Des visions lointaines crépusculaires,

En vos livres nous montrant le chemin.

 

 

Poètes, connaissiez-vous le revers

De la fin de ces pages légendaires,

Le vide ressenti au seul mot : Fin

Quand se terminent les aubes d’hier

En vos livres nous montrant le chemin.