Ils sont là !

Chaque rocher frémit du bruit de leur cohorte

Chaque arbre abasourdi tombe ses branches mortes

Pour allumer leur feu escarbillant la nuit

Et qui bien trop souvent finit en incendie

 

Chaque virage éructe des chevaux en cavales

Qui rugissent bien haut de leurs arrogants râles

Chaque route est hantée de motos en furie

Dérapant au gravier en de vrombissantes nuits.

 

Chaque champ hérissé des verrues de leurs tentes

Guette de leur piquet la pointe résurgente

Où trébuchant le soir au cordage étendu

S’embronchent dans le noir, -« Et merde, on n’y voit plus »

 

Leur lampe acétylène à l’odeur de pétrole

Attire des moustiques la zélée farandole

Friande de leur chair qu’un soleil compatissant

A attendri le jour d’un rouge saisissant.

 

Chaque nuit si limpide au chant de mes cigales

Est brisée de fatigue d’hurlantes Bacchanales

Braillant dans le silence angoissé leur folie

Meublant de décibel  leurs oreilles en survie.

 

Chaque été c’est pareil l’espace rétrécit

Et se comble de fous et s’étrangle de cris

Il reste quelques jours à attendre l’automne

A la fin du mois d’Août il n’y aura plus personne.

 

Resteront quelques  sous et quelques sacs poubelles !

Réfugiés dans un coin et secouant leurs ailes

Emus, les deux hiboux qui blanchiront ici

Raconteront tremblant que –« Ca, c’était la vie ! ».

 

 

 

 

 

 

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