Palimpseste

Ce sont d’abord des heures

Qui lentement effleurent

Le bord d’un panier plein

De gazouillis d’entrain

 

Et puis ce sont des jours

En résille d’amour

Enserrés de l’éclat

Des diamants quelquefois

 

Puis passent les semaines

Au galop dans les plaines

En rubans dénoués

De parfums grappillés

 

Quand arrivent les mois

Sempiternel émoi

Le vivace tenace

Pare de la grâce

 

Puis les saisons s’imposent

En plus ou moins moroses

Rebellions de chiffon

Pour leurrer l’addition

 

Lorsque les années viennent

On les prétend sereines

Dansantes à ces printemps

Fanés depuis longtemps

 

Et les années se passent

Et nous laissent si lasses

Que le beau temps revient

Et que l’on n’en sait rien.

 

Mais les années se traînent

De défaite en déveine

Et si toutes s’effacent

Chaque laisse sa trace .

 

 

 

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