Tu ne me verras plus jamais comme avant.

Participation au 168 ème atelier d’écriture de Leiloona,

Une photo quelques mots

une-photo-quelques-mots1

Cette semaine la photo qui devait nous inspirer était une photo de Diane

© Diane

Voilà ce que ça a donné !




Tu ne me verras plus jamais comme avant.

Etang de Thau-Bouzigues 094

Tu n’as toujours vu de moi que ce que tu attendais.

Je n’ai haussé la voix que jusques au son que tu pouvais entendre

Et les glaces du temps n’avaient  pu me distendre.

J’ai porté vaillamment les cadres imposés.

Etang de Thau-Bouzigues 180

Tu t’es bien amusé du boulet un été.

Et puis tu t’es lassé et puis tu m’as larguée.

Celle que tu aimais, détendue, déglinguée,

J’étais restée à quai mais du mauvais côté.

Etang de Thau-Bouzigues 057

Je suis la corde, celle pour monter, celle pour descendre.

La corde à s’évader ou celle pour étendre,

La corde à mesurer ce que l’on peut attendre

Mais celle de mon arc s’était faite trop tendre.

Etang de Thau-Bouzigues 053

Tu ne me verras jamais plus comme avant.

Mon bon cœur s’est rompu, ma fibre s’est usée,

Et quand tu t’es pendu, je n’ai pu résister.

Pardon pour ce service que je n’ai pu te rendre…




 

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21 réflexions sur “Tu ne me verras plus jamais comme avant.

  1. monesille dit :

    Merci Albertine de ton passage et de ton appréciation.

  2. Claude dit :

    Si elle file belle ta métaphore au fil de tes mots au long cours plus embarquant que nef, pourquoi ce sentiment de rester soi aussi “à quai mais du mauvais côté” pendant que tu nous embarques nostalgiquement mais si bellement dans tes pensées parties loin, si loin que le regard ne se lit plus.

  3. sabariscon dit :

    Je suis sans voix. Bravo!

  4. grenouille59 dit :

    Oupsss… Moi aussi je suis déglinguée après cette lecture… Superbe et déroutant…

  5. Kentin Spark dit :

    J’ai grimpé sur la corde de ton texte.

  6. bravo pour le point de vue de la corde, et pour toutes ces couches symboliques dans ton texte. très beau, un peu flippant, mais très beau !

  7. emilieberd dit :

    J’en tremble! Belle poésie. La fin me glace.La complainte de la corde qui n’a pas servi à se pendre…brr..
    Bises

  8. Stephie dit :

    Jolie métaphore filée 😉

  9. Débora Anton dit :

    Oh quelle chute ! On part sur une rupture sentimentale et on finit sur un suicide !

    • monesille dit :

      J’avoue que j’aime bien danser sur la corde raide des mots et les faire dévier comme cela d’un sens à l’autre, merci de ton commentaire, Débora.

  10. Oh je sens que ton etxe a plusieurs strates!

  11. Albertine dit :

    Une double lecture intéressante !

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