Le bédane échappé

Cet article est la résultante de la photo de la photo de Julien Ribot

© Julien Ribot

En participation à l’atelier d’écriture de Leiloona de Bric a Book

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Je me trouve soudain à l’affût du passé
Certaines images m’auraient laissé de bois
Quelques centimètres d’indifférence à froid
Celle-ci  porte tant de souvenirs cassés.

Dans une odeur forte de colle chaude, à l’os
Une table et  un banc, des lames aiguisées
Et les manches polis par des mains usagées
Des outils sur un coin d’établi en chaos.

Car c’est l’odeur, surtout, par le bois employé
Par le charme en copeau, la cire du noyer,
Qui pose son empreinte à la mémoire ancienne

Quelques mots désuets au charme suranné
Bédane, Varlope, trusquin, ces mots me tiennent
Amarré au néant me laissant désarmé.

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11 réflexions sur “Le bédane échappé

  1. Une très belle interprétation de l’image qui nous donne l’impression de sentir l’odeur du bois 🙂

  2. Asphodèle dit :

    Tu as fait une merveille de cette photo ! Quel beau poème émouvant ! J’aime le bois, c’est vivant, chaud, parfumé, ne dit-on pas qu’il « travaille » ?

  3. Vudemeslunettes dit :

    Un poème très rythmé et très joliment écrit. J’avais presque l’impression de ressentir l’odeur du bois en lisant …

  4. Leiloona dit :

    Une jolie musique, une odeur qui enivre : joli texte !

  5. anariel dit :

    Belle traduction poétique de ce que cette photo m’a inspiré , joli !

  6. Stephie dit :

    J’aime beaucoup, jolie musique, belle utilisation des mots

  7. titine75 dit :

    C’est vrai que le monde du bois est un monde de sensations, d’odeur, de toucher. Et elles peuvent faire remonter beaucoup de choses à la surface.

  8. Josette dit :

    j’aime ce sonnet qui transmet l’ambiance d’un bel atelier
    grand bravo

  9. emilieberd dit :

    Coucou
    Je suis plongée dans l’atelier d’un menuisier dont le travail a été toute sa vie! Bravo !
    Je t’embrasse

  10. Albertine dit :

    Beau texte à la mélancolie prégnante… Qui parle ici ? Moi, j’imagine un vieil homme érodé par les années qui voit la vie lui échapper.

  11. nathchoco dit :

    le souvenir des sens je l’ai évoqué aussi, ici cela prend la teinte de la mélancolie, c’est beau

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