Jeudi poésie-Leopardi-L’infini

 

Toujours elle me fut chère cette colline solitaire
Et cette haie qui dérobe au regard
Tant de pans de l’extrême horizon.
Mais demeurant assis et contemplant,
Au-delà d’elle, dans ma pensée j’invente
Des espaces illimités, des silences surhumains
Et une quiétude profonde ; où peu s’en faut
Que le cœur ne s’épouvante.
Et comme j’entends le vent
Bruire dans ces feuillages, je vais comparant
Ce silence infini à cette voix :
En moi reviennent l’éternel,
Et les saisons mortes et la présente
Qui vit, et sa sonorité. Ainsi,
Dans cette immensité, se noie ma pensée :
Et le naufrage m’est doux dans cette mer.

Giacomo Leopardi-1798-1837

 

 

Publicités

19 réflexions sur “Jeudi poésie-Leopardi-L’infini

  1. sous les galets dit :

    Alors là tu vois, même en le lisant à voix haute, j’ai vraiment du mal avec le rythme de ce poème, je n’arrive pas à entendre la bonne sonorité. Sans doute à cause de mon manque d’habitude, mais pour une fois je reste un peu à distance.

  2. Leodamgan dit :

    Il est mort jeune, ce poète…

  3. Je ne connaissais pas du tout. une belle découverte.

  4. soene dit :

    Comme Leopardi, j’aime regarder cette ligne imaginaire, entre mer et ciel, Monesille
    Et j’imagine un autre monde dans cet infini défini par nos seuls yeux, car je sais bien que la Terre est ronde 😉
    Encore une découverte, merci.
    Bon dimanche et gros bisous

  5. Valentyne dit :

    Le pouvoir de la poésie et de l’imagination comme évasion ….
    « dans ma pensée j’invente
    Des espaces illimités, des silences surhumains »
    Bisess Monesille 🙂

  6. Asphodèle dit :

    Faut-ilte rappeler que je l’aime ce poème puisque je l’avais choisi aussi lors d’un jeudi poésie ! Léopardi est un grand ! Tout m’interpelle dans ces vers et son amour pour la campagne natale est une ode au pouvoir des silences dans ce qu’ils ont d’effrayants quand ils nous font plonger au plus profond de nous, face à l’infini des possibles…

  7. sous les galets dit :

    J’aime beaucoup le dernier vers et le premier, mais j’ai eu du mal à saisir le sens général (avec les phrases à cheval sur plusieurs vers), c’est là que je vois que je suis vraiment néophyte en matière de poésie. A moins que ce soit un poème traduit.

  8. martine dit :

    Douce et claire est la nuit, sans un souffle,
    Et calme sur les toits, au-dessus des jardins,
    La lune repose et révèle, sereines,
    Les montagnes au loin….»

  9. « Et le naufrage m’est doux dans cette mer. »
    encore un poète à rajouter sur ma liste…

  10. patchcath dit :

    Seule dans mes pensées et le regard au loin, c’est bien dit tout de même

Les commentaires ne sont pas dangereux pour la santé, vous pouvez consommer sans modération !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s