Agenda ironique-Les mondes invisibles

L’agenda ironique de novembre étant terminé, vive l’agenda ironique de Décembre lancé par Anna Coquelicot. Le thème est tout à la fois léger et profond et très intéressant à travailler : Les mondes invisibles. Je prévois une vive participation pour ce mois qui engage si bien au mystérieux.




Je vous mets en participation un texte écrit il y a quelques temps déjà mais qui me semble convenir :

Oublier l’invisible.



images-invisible

Ne plus pousser la porte

Des années mortes

Cesser de voir sans trêve

Mes ciels de rêves

Mes vallées sous l’orage

Oublier mon âge

Où mes rivières coulent sans cesse

Froides caresses.

Penser à mes murs présents

Nommer mes scorpions

Ecouter les nuages tonner au loin

Résonner peut-être entre les murs chéris

Revenir aux gouttes sur les dalles de ciment.

L’oiseau se cache sous la branche de laurier défleurie

En boule, il attend la fin de la pluie grise.

D’où viendra le premier rayon de soleil ?

De quel piège encore par la pensée me suis-je échappée ?

Quel grondement m’a fait tendre l’oreille à un écho ?

Quel tintement m’a fait souvenir de la gouttière sur le col de cygne éclairé dans la nuit noire et glacée de la montagne ?

Jamais-plus-toujours-encore

Ne jamais plus, ne toujours, n’encore.

Oublier l’invisible.




 

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20 réflexions sur “Agenda ironique-Les mondes invisibles

  1. Dominique dit :

    joli texte qui chante dans la tête.

  2. « Nommer mes scorpions » voilà celle, parmi d’autres, qui a; encore un peu plus, nourri mon imagination à la lecture de ton texte. Bravo à toi de toucher en si peu de mots et merci !

  3. jobougon dit :

    Que faut-il donc déployer comme force pour avancer parfois sans que le passé n’alourdisse encore la progression ? Pas d’oubli, mais intégrer, ça oui, inclure, laisser refluer ce qui vient, accueillir, en toute liberté d’être, même dans la nostalgie. Mais attention de ne pas passer à côté du présent pour cause de passé. L’équilibre est toujours un peu périlleux.
    Joyeuses fêtes au passage, car lancés vers le passage en l’an 2017, nous sommes.
    Bises Mo

  4. jacou33 dit :

    Je reviens ce jour, relire ce poème « n’invisible ». Aujourd’hui, peut-être accoutumée à tes mots, et prête cette fois ci à les accueillir, j’y suis très sensible. Très belle réflexion.
    Oserais-je te souhaiter Bonnes Fêtes ?!!

  5. […] Mondes invisibles, monde sensible, Monesille ouvre le bal avec Oublier l’Invisible […]

  6. laurence délis dit :

    Et pourtant l’invisible est fortement présent dans tes mots… C’est beau…

  7. Leodamgan dit :

    Tu es pile-poil dans la ligne invisible!
    Bonne soirée,
    Mo

  8. Virginie dit :

    Et dire que c’est ma tatie qui écrit ces si beaux textes (très fière 🙂 … ! Un beau texte de méditation.

  9. On pourrait penser que la dernière neige du printemps s’attarderait jusqu’en décembre… On fait « grand place » à l’illusion, comme pour lui offrir raison. Pourtant on a accueilli, humé, cueilli, folâtré au grand jardin.

    Le goût de ce qui reste ne suffira jamais à repeindre les murs du présent, aussi sombres soient-ils.
    On cherche tous la poudre parfumée de nos amours pour en faire l’encens fumant de ce qu’il reste à exister. Comme un précieux, un absolu nourrissant infiniment le manque. On en meurt, seul…donc invisible. Merci pour ce magnifique poème de cœur de feu. 🙂

  10. Valentyne dit :

    Penser à mes murs présents….
    Comme un écho pour moi

    Bonne journée Monesille 🙂

  11. Mind The Gap dit :

    Un bien joli questionnement…étrange d’avoir mis des scorpions dans ce texte.

  12. emilieberd dit :

    « Jamais-plus-toujours-encore » te lire ❤️

  13. Asphodèle dit :

    C’est bô, bô !!! J’aime beaucoup ce poème … Tu as des scorpions chez toi ? 😉 Brrr, j’en frissonne ! 🙄
    Sinon…le temps, c’est comme l’amour : ça fait écrire ! 😉 Et on ne se lasse pas…quand c’est si bien écrit. Bises ma Dame Camomille !

    • monesille dit :

      Ben les scorpions ont fui depuis mon arrivée, va comprendre
      Personnellement, l’amour ne m’a jamais trop fait écrire, le temps oui, infiniment, le temps et puis le souvenir.
      Bises cher rappel à la poésie et puis merci du compliment 🙂

  14. Je reviens sur mon précédent commentaire : rêveries nostalgique, c’est un peu vite dit… Plutôt un monde constitué de sensations, ainsi que des souvenirs qu’elles évoquent, un passé qu’on aimerait cesser se conjuguer au présent.

  15. Oui, oui, ce texte convient tout à fait, un monde invisible entre rêveries nostalgiques et sensations!

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