Aux choses aériennes et célestes

Participation du mois de janvier au jeudi  poésie de Dame Asphodèle.

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Aux choses aériennes et célestes

Planant à vingt mille lieues au-dessus

De nos maisons de villes cernées

De mobylettes vrombissant dans la nuit.

Délicates et jeunes petites pattes,

Faussement alanguies et cachant

Leur défense aux aguets sous l’apparence

De l’abandon et de la fragilité,

Sans les callosités rugueuses et les épines

Plantées amèrement par les années

Dans nos peaux de labeur à essayer d’acquérir

Une once de cette grâce et de cette culture

Aux dépends de nos heures de sommeil

Calfeutré pourtant. Qui planez

Oh, choses aériennes et célestes

Disais-je, entre vous, bien au-dessus

Des balourdises malhabiles

De vos admirateurs bâillonnés

Par ce chouïa de vos contradictions à vous même

Et qui prenez tant de plaisir à nous faire rêver

Pour nous taper vertement sur les doigts au moment où

Nous n’avions plus vraiment envie de nous réveiller.

Aux choses aériennes et célestes

Laissez-nous rire à grands et gros rires gras et sans sucre

Avec nos chiens baveux et turbulents, qui

Ne gobant jamais ni oiseau ni mouche,

Nous récompensent de tant d’heures courbées

Dans nos bureaux surchauffés,

Par une affection sans condition de classe.

Aux choses aériennes et célestes…

 

Si  je n’insiste pas, ce n’est pas

Par délicatesse, c’est par découragement.