Du fond de mes jeudis au temps de mon enfance

Me revient  ce parfum à l’amer si sucré

Chaud, dessous les câlins à l’obscure insistance

Dans les bras de l’amour et les tricots feutrés.

 

Il fallait cuire alors dans de longues minutes

Cette poudre légère au souffle suspendu

Qui allait tournoyer en crémeuses volutes

Que nos yeux poursuivaient jusqu’aux lèvres tendues

 

Versé dans un grand bol au décor de Bretagne

L’arôme s’exaltait dans la cuisine en bleu

Où l’on faisait griller du pain frais de campagne

Sur les cercles brillant du Mirus chaleureux.

 

Je craignais la brûlure en déposant ma langue

Sur la mousse onctueuse qui débordait un peu

Et je soufflais bien fort en de petites vagues,

Sous les carreaux brumeux qui camouflaient ses yeux.

 

Qu’avaient donc ces goûters pour me nourrir encore

Aujourd’hui des odeurs et des chaleurs d’antan

Le lait était plus frais ou plus chaud le folklore ?

 

Les cœurs étaient présents et  l’on prenait le temps.

 

 

 

Chaud, le chocolat.

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